L'agenda de la culture
En 2007, Pierre Léon offrait à Locarno Guillaume et les Sortilèges. En 2008, le réalisateur français était de retourà Locarno avec une adaptation d’après un épisode du roman de Dostoïevski, l'Idiot.
Comme l'année dernière, Pierre Léon nous a accordé une interview.
-->Voir l'interview de Pierre Léon réalisée Piazza Grande.Bonne nouvelle : le film est enfin en salle, sortie ce 15 avril 2009 !
Aussi, Pierre Léon a mis en ligne son film Octobre, et je vous recommande d'aller visionner le film, et entre autre le début, à 6'50", lorsque, dans le train Bruxelles-Moscou les trois principaux personnages (Pierre Léon, Vladimir Léon et Sébastien Buchmann, le chef op du film) discutent de L’Idiot de Dostoïevski. C'est ici.
Extrait du communiqué de presse :
Nastassia Philippovna, une femme et quatre hommes. L’un est son protecteur, qui veut se débarrasser d’elle pour faire un mariage de raison ; l’autre est celui à qui on l’a promise contre dot avantageuse ; il y a aussi son soupirant, marginal et ténébreux. Et l’idiot, celui qui l’aime follement, et qui a décidé de la “sauver”. Tous quatre, et quelques autres, se retrouvent lors d’une soirée chez Nastassia. Personne ne décidera pour elle : elle choisira le dénouement. Sa propre perte.Les mots de Pierre Léon :
Un scandale, c’est comme une guerre civile. Sans effusion de sang. Mais pas sans effusions. Chaque acteur du scandale a son objectif de guerre, ses troupes, ses avant-gardes, ses arrière-pensées, son arrière-front.
Dans l’Idiot, il m’a semblé que l’épisode qui clôt la première partie, c’est-à-dire l’anniversaire de Nastassia Philippovna, était de ce point de vue un modèle. Il s’agit d’une réunion hétéroclite de quatre prétendants de Nastassia que la jeune femme va provoquer avec l’aide de Ferdychtchenko, un “bouffon” de service, chargé d’attiser les passions par un jeu de la vérité qui va dégénérer.
Les enjeux sont si complexes — la relative nostalgie de Totski, qui veut se débarrasser de Nastassia Philippovna, sa maîtresse, en la mariant à un jeune ambitieux, Gania, contre une importante somme d’argent, l’amour déréglé de Rogogine, la pitié et la grandeur à contretemps du prince Mychkine, cet Idiot qui laisse tous les drames s’écrire en clair sur son visage, la honte de Gania — que tous les personnages, plutôt que d’essayer de comprendre, se précipitent tête baissée, au risque de se fracasser contre le mur.
Chez Nastassia Philippovna, ce soir-là, en une heure et quelques secondes, les tensions accumulées, portées à leur maximum, se résolvent dans un véritable cluster — “une attaque simultanée, au hasard ou non, de plusieurs notes sur un clavier ” (Larousse).
J’ai pensé que cet épisode, tendu et direct, était comme un commentaire d’aujourd’hui du roman de Dostoïevski. D’où, formellement, le choix de ne pas reconstituer la Russie du XIXe siècle, mais plutôt un hors-temps européen. C’est une scène sans ellipse, un film-séquence, en quelque sorte, une tragédie mondaine qui dévide les querelles mais dont personne ne sortira indemne.Pierre Léon
Voir des photos du film :
-->DiaporamaVoir notre interview du réalisateur :
-->VidéosPARIS, HORAIRES POUR LA SEMAINE 15-21 AVRIL
MK2 Beaubourg
11h50. 13h30. 15h20. 17h. 18h30. 19h50. 22h.Reflet Médicis
13h25 16h20. 17h35. 20h30 (sauf dim).
21h50 (sauf dim)
séance en présence du réalisateur et des acteurs
mer et ven à 20h30Escurial
samedi à 11h avec débatL'Arlequin
samedi à 12hPublicis
tous les jours à 13h10lire la suite19/08/2008 Agendeo
Des films d'horizons divers, fictions et documentaires, qui portent un regard particulier sur le monde ou sont un témoignage en guise d'invitation au débat.
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C'est la deuxième année que Agendeo est présente à Locarno. Une sélection riche, et pas moins de 17 interviews réalisées pendant le festival. Léopard d’or attribué à PARQUE VÍA de Enrique Rivero, Mexique.
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